Aides soignants auxiliaires de puériculture, Aides médico-psychologique

Les aides soignants, les auxiliaires de puéricultures et les A.M.P. (aides médico-psychologique)sont bien souvent les premiers interlocuteurs de la personne souffrante, âgée, de l’enfant malade, du nourrisson ou de l’enfant handicapé

Membre de l’équipe pluridisciplinaire, leurs fonctions d’accueil, de prise en charge et d’aide au maintien des fonctions vitales, confèrent à ces professionnels une place spécifique et prépondérante au sein des services.

Souvent confrontés, du fait des carences en effectif, à des glissements de tâches, ils vivent au quotidien des conditions de travail pénibles.

Se battre pour une véritable reconnaissance professionnelle

FORCE OUVRIERE, lors des réunions du Conseil supérieur de la fonction publique hospitalière ou Conseil supérieur des professions paramédicales, prend toute sa place pour exiger l’élaboration de textes réglementaires aboutissant à une véritable reconnaissance de ces personnels tant sur le plan statutaire qu’au niveau de l’exercice professionnel.

Les compétences acquises lors de leur formation initiale doivent être reconnues à leur vraie valeur et tendre vers la définition d’un cadre d’exercice intégrant une marge d’autonomie dans l’exercice quotidien.

De même que le soin évolue, l’accompagnement et l’aide fournis par ces professionnels sont des techniques nécessitant une formation initiale et d’adaptation en constante mutation, respectant le droit et la qualité du service à rendre à l’usager.

La participation à la dispensation des soins en collaboration avec l’infirmier(ère) ou la puéricultrice ainsi que l’accompagnement et l’assistance individualisée, l’éducation en matière d’hygiène et d’alimentation représentent toute l’étendue des fonctions des aides soignants, des auxiliaires de puériculture et aides médico-psychologique, exigent une relecture complète de leur situation visant à améliorer :

• leurs conditions de travail et l’exercice au quotidien de leur métier.

• leur déroulement de carrière

• leur projet professionnel et promotionnel

Exiger des conditions de travail décentes

La détérioration des conditions de travail, les glissements de tâches, l’absence de formation, le développement de l’absentéisme dû à la maladie, sont liés directement aux carences en effectif.

Au moment où va s’ouvrir le débat sur l’instauration des 35H dans la Fonction Publique Hospitalière, FORCE OUVRIERE tient à rappeler que cela passe obligatoirement par :

• le maintien du salaire, sans perte du pouvoir d’achat

• la création des emplois correspondants

• le maintien des acquis locaux

Pour FORCE OUVRIERE, la réduction du temps de travail doit avoir pour corollaire le recrutement des effectifs suffisants permettant :

• de prétendre librement à ses repos hebdomadaires et ses congés annuels

• de travailler dans de meilleures conditions

• de préserver sa vie sociale et familiale

• d’éviter les glissements de tâche

• partir en formation

Améliorer le déroulement de carrière

Si dans la suite des actions spécifiques menées par FORCE OUVRIERE, une évolution sensible a vu le jour dans la carrière des aides soignants :

• accès à la classe supérieur pour 30% du corps au lieu de 25%

• Création d’un grade de débouché en échelle 5 pour 5% du corps puis 15% au 1er/01/2000

notre objectif prioritaire reste : la suppression des quotas et l’intégration des primes spécifiques dans le traitement servant de calcul pour la retraite.

Développer la promotion sociale

Dans le relevé de conclusion du 8 Octobre 1998 entre les organisations syndicales et le gouvernement, ce dernier s’était engagé à ouvrir la concertation sur le point relatif à la promotion sociale. Force est de constater que le dossier traîne en longueur, aussi plus que jamais il convient de mettre la pression afin que ce projet devienne réalité. La promotion sociale ne doit plus être un leurre mais doit déboucher sur un véritable choix politique qui permette :

• le développement de formations préparatoires coordonnées et contrôlées permettant à chacun de se voir garantir l’égalité de droits et de chances dans ses désirs d’élévation sociale et professionnelle.

• l’instauration de concours internes sans remise en cause du niveau de recrutement.

• la réservation de places dans les écoles paramédicales et les Instituts de formation en soins infirmiers.

• le maintien du salaire pendant la durée de la formation.

Pour faire progresser nos revendications,

avec FORCE OUVRIÈRE ,
AGISSONS ENSEMBLE