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DÉFENSE DU SERVICE PUBLIC HOSPITALIER La réalité des chiffres Le secteur hospitalier emploie aujourd’hui près de 1.050 000 personnes dont 750 000 dans les établissements publics. La consommation de soins hospitaliers publics s’est élevée à 262 milliards en 1997 pour une dépense nationale de santé de 782 milliards représentants 9,6% du produit intérieur brut (PIB). Cette part est pratiquement stable depuis 1994. Le secteur de la santé, c’est plus de 420 milliards de valeur ajoutée, dont près de la moitié proviennent du secteur hospitalier Ce secteur n’est donc pas un gouffre sans fond : ses dépenses alimentent la vie économique du pays. Ce sont les recettes d’autres secteurs par le biais des salaires versés aux agents, mais aussi par les achats directs chez les fournisseurs :
Les fermetures de services et les suppressions de lits ont donc des conséquences en dehors de l’hôpital sur des entreprises et bien sûr sur l’emploi ! Par ailleurs, s’il est sain de vouloir une gestion performante des établissements, il ne faut pas oublier que :
La situation actuelle dans le secteur hospitalier Une nouvelle période de restructuration est en cours de planification : fermetures, regroupements, reconversions, fusions, coopérations sont à l’ordre du jour dans l’élaboration des SROS de 2ème génération. C’est au dernier trimestre de cette année que pourra être réalisé un bilan de ces plans régionaux axés principalement sur les Urgences, la Cancérologie et la Cardiologie. La Ministre de l’emploi et de la solidarité utilise en douceur les outils de la réforme JUPPE pour "moderniser" à sa manière l’hôpital. On recensait déjà au début de cette année 330 opérations de restructurations concernant des établissements privés ou publics. L’enjeu à court terme Les libéraux et tous ceux qui militent pour la privatisation de la Sécurité Sociale estiment que les SROS, malgré les restructurations en cours et celles programmées, ne permettront pas de réduire les dépenses hospitalières qui représentent 250 milliards de francs (40% des dépenses de l’Assurance Maladie). Autrement dit, ils affirment que ce Gouvernement ne va pas encore assez loin ! Ils préconisent, dans un premier temps (... pour laisser une chance au système actuel de protection sociale disentils !), de financer tous les hôpitaux publics ou privés de la même façon, en fonction du coût de traitement des malades : la tarification à la pathologie couplée ou non à l’appel d’offre ... L’objectif de la C.N.A.M. (et tout particulièrement de sa majorité de gestion : Patronat + CFDT + Mutualité + CFTC + CFECGC) en discussion à l’heure actuelle est une économie de 30 milliards de francs sur les hôpitaux publics ! L’aveu est clair, on s’attaquera ainsi progressivement aux effectifs, puis au statut des hospitaliers. Le coût à moyen/long terme sera de 150 000 emplois. Pour l’instant, la Ministre de l’emploi et de la solidarité n’a donné son accord que pour des expérimentations locales pendant les cinq ans à venir. Les enjeux à moyen/long terme Les partisans de ce système expliquent que s’il ne fonctionne pas (pas assez d’économies réalisées rapidement) alors le dernier étage de la fusée du plan JUPPE sera mis à feu : l’introduction des assurances privées, la création de réseaux d’entreprises de santé regroupant assurances, médecins, hôpitaux publics, hôpitaux privés en concurrence avec d’autres réseaux et avec les professionnels laissés pour compte. Le défi pour les hospitaliers Assurer des soins de qualité à proximité des populations car ce qui est moderne, performant et efficient ce sont :
En fait, des coûts maîtrisés médicalement, dans le cadre d’une politique de santé prenant en compte l’aménagement du territoire et conciliant l’accès rapide de tous à des soins de qualité avec les réalités du terrain. Les moyens d’y parvenir Les hospitaliers relèveront ce défi en se battant partout pour la qualité, notamment par l’obtention de personnels qualifiés en nombre suffisant. Ils feront en sorte que l’essence même de la mission de Service Public, l’accès pour tous à la permanence de l’accueil et des soins, soit reconnue et justement budgétisée et que les missions secondaires soient précisées et chiffrées de façon réaliste (formation, recherche...) Soutenus par FORCE OUVRIERE, les hospitaliers lutteront et éviteront la réalisation de la privatisation rampante voulue par la C.N.A.M. à travers la tarification à la pathologie. Ensemble, nous agissons pour préserver notre outil de travail au service de la population, 24 H sur 24 H et 365 jours par an ! A VOS COTES AU QUOTIDIEN |
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